Le SAS

LE SAS
Notre bébé !
Premier spectacle de la compagnie
Toujours proposé, toujours demandé !


L'HISTOIRE :
Une femme passe sa dernière nuit en prison après seize ans de détention dans le Sas, cellule des partantes. Face à la sortie elle se souvient de sa vie d’avant, de son crime, de ses co-détenues, des matonnes… Elle émet des doutes sur cette vie qui l’attend, sur ces seize ans qu’elle devra justifier à ses éventuels employeurs, sur ses enfants qu’elle va retrouver, sur la famille qui ne lui a pas pardonné et qu’il va falloir affronter.

PARTI PRIS :
Michel AZAMA a écrit  Le Sas en 1988. Á la maison d’arrêt de Rennes, quartiers des femmes, il a recueilli de nombreux témoignages et en a fait un monologue.
David SANHES, metteur en scène, a confié le texte à trois comédiennes.
Trois jeux pour un jeu !
Des physiques et des univers différents pour exprimer les diverses facettes de la partante... Les comédiennes interprètent le rôle d'une détenue au singulier pour représenter la condition des prisonnieres au pluriel.
Pas de décor, chacun s'imagine la cellule. Les lumières suggèrent, l'émotions fait le reste.
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POURQUOI PARLER DE LA PRISON ?
De la prison qu’en connaissons nous ?
Quelques visages médiatiques, des anecdotes, voir des romans, rien de plus.
Michel Azama en utilisant des témoignages reste au plus près du réel et nous projette dans les tripes et viscères de ces femmes captives – conscientes de leurs actes mais meurtries par cet enfermement.
C’est une pièce militante, forte par nature, violente, bouleversante, à laquelle les 3 comédiennes ont prêté leur sensibilité et leur sincérité afin de transmettre, sans donner de leçon, ces témoignages de femmes. Pas de décor ni d’accessoire, juste 3 femmes, témoins éphémères, complices pendant une heure de ces histoires vécues.

PLUS LOIN :
Á la demande, l’équipe (comédiennes, metteur en scène, régisseur) se prête volontiers au jeu du bord de scène. C’est un temps d’échange et de partage autour des thèmes ressentis par les spectateurs. Le théâtre prend alors toute sa dimension humaine et politique.

Dans un cadre scolaire, l’enseignant trouvera, en plus d’une discussion autour des métiers du spectacle et plus généralement de la nécessité de l’art dans la société, un support pédagogique pour différents thèmes étudiés en classe (citoyenneté, liberté,  justice, condition humaine, écriture contemporaine,…).

Nous avons déjà présenté ce spectacle en complément d’un travail sur Le dernier jour d’un condamné de V.Hugo avec une classe de 3ème.

 
Michel Azama :
Né en Catalogne, en 1947

Après des Etudes de Lettres Modernes (Licence, Maîtrise, Capes) à l’Université de Montpellier, il entreprend une formation de comédien, Cours Simon et école J. Lecoq à Paris.

Il est successivement, comédien, dramaturge au Centre Dramatique National Nouveau Théâtre de Bourgogne à Dijon (direction Alain Mergnat) de 1989 à 1992, puis rédacteur en chef de la revue «Les Cahiers de Prospéro», consacrée aux écritures contemporaines et éditée à La Chartreuse, Centre National des Ecritures, de 1993 à 1996 (Huit numéros parus).

Il se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Il conduit quelques fois des ateliers d’écriture en France, Italie, Colombie, Chili, etc.

 « …le ministère de la culture me propose d’animer un stage à la prison centrale de femmes à Rennes. Je travaille avec 12 prisonnières 8 heures par jour pendant 15 jours. C’est peu et c’est énorme. De là naîtra le texte Le Sas. »

Il a publié :
Bled. Le sas. Vie et mort de Pier Paolo Pasolini. Croisades. Aztèques. Iphigénie ou le péché des Dieux. Les deux terres d’Akhénaton. Zoo de nuit. Faits divers.
de Godot à Zucco, recueil de divers extraits de pièces contemporaines.

« Croisades » est actuellement traduits en treize langues et publié en espagnol, hollandais, catalan, allemand. « Pasolini » en cinq langues. « Iphigénie » en quatre langues. « Aztèques » est publié en espagnol (Ed. el publico).

 

Michel Azama a reçu :
Le prix des trois provinces (France, Belgique, Canada) pour « Le sas ». 1986.
Le prix Beaumarchais, Paris, pour « Zoo de nuit ». 1984.
Le Grand Prix Culturel de la ville de Bourges. 1999, pour l’ensemble de son œuvre.
Le Prix du Meilleur Auteur Etranger, Espagne 1999, pour « Zoo de nuit ».

Il est également professeur de Lettres et professeur d'arts dramatiques.

 

La presse a dit :

« L’écriture de Michel Azama est décidément lyrique. Aidé par un verbe puissant, il accumule les images et chante une épopée à la fois grandiose et dérisoire. » Bulletin critique du livre en français

 « Le lyrisme d’Azama atteint le sublime. » L’Avant-Scène Théâtre


 

 

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